Carême de partage 2018
La région des Grands Lacs

L’agroécologie au féminin pour lutter contre la faim !

À l’est du Congo (Sud Kivu) et au Burundi, les femmes produisent jusqu’à 80% des denrées alimentaires des ménages : riz, maïs, blé, manioc, pommes de terre, patates douces… Elles constituent la plus grande part de la main-d’œuvre agricole mais elles souffrent cependant davantage de la faim que les hommes.  En effet, parmi les 868 millions de personnes souffrant de malnutrition dans le monde, les trois quarts vivent dans les campagnes et 70% sont des femmes et des enfants. (FAO 2014).

Entraide et Fraternité finance des formations données par des acteurs locaux. On n’est pas dans la vision paternaliste du développement…ces associations font le travail d’un État défaillant. Ceux et celles qui travaillent pour elles ne comptent pas leurs heures.

Opérant sur le terrain, les associations partenaires déploient diverses stratégies afin de:
– soutenir l’agriculture familiale en généralisant l’agroécologie,
– 
mettre le rôle des femmes en lumière en valorisant leur travail, renforcer leurs capacités de gestion et leur autonomie tout en sensibilisant les hommes à une meilleure répartition des tâches et des ressources
– 
renforcer les compétences organisationnelles des associations paysannes

Une bonne façon de conduire les populations à trouver petit à petit leur autonomie. C’est un droit de pouvoir vivre chez soi sans envisager de migrer, y vivre dans des conditions décentes, a fortiori quand les richesses naturelles sont là.

 

Plus d’informations sur https://www.entraide.be/-Careme-de-Partage-2018-


1ère Collecte du Carême : WE des 10 et 11 mars ; 2ème collecte : WE du 24 et 25 mars
« Nous avons commencé par reconstruire les routes. Finalement, nous avons mis sur pied une activité d’épargne-crédit. Grâce à l’accompagnement de l’OAP (Organisation d’Appui à l’autoPromotion – Burundi), nous avons pu nous organiser, louer un terrain, cultiver du riz et le stocker dans ce hangar. Grâce aux formations et à la conservation de notre riz, la production a augmenté, les revenus aussi. J’ai bénéficié d’un petit crédit et j’ai pu acheter un panneau solaire pour avoir un peu d’électricité et ouvrir un petit salon de coiffure dans mon village. Avant, pour survivre, la plupart d’entre nous tombaient dans le petit banditisme. Je suis sortie de cette situation. Aujourd’hui, je vis paisiblement. » Séraphine