L’Extrême Miséricorde : la figure de Judas

Conférence de l’abbé Eric Hounsatali

La miséricorde de Dieu est une puissance qui, non seulement restaure en l’homme sa vraie identité de créature divine, mais aussi lui donne l’occasion de prendre conscience du mal en lui pour enfin se mettre sur le chemin de la conversion. Ceci est tellement vrai que c’est au feu de la miséricorde que l’homme découvre le vrai visage de son Dieu, un Dieu qui est pur amour et qui, nuit et jour, s’active pour que l’homme se convertisse et vive.

Parfois, la grande conscience que nous avons de nos fragilités, de la gravité de certains de nos actes et de la laideur qui les caractérise nous font désespérer du pardon de Dieu. Et pourtant, Dieu nous donne son cœur comme le lieu où tout péché est englouti et détruit. Ne nous dit-il pas : « Si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses » ? (1 Jn 3,20).

Quoiqu’en soit la gravité, la lourdeur de son péché, le pire des criminels reste enfant de Dieu. Comme un père, ce Dieu a les bras toujours tendus pour l’accueillir pourvu qu’il se détourne de son mal, le regrette sincèrement et profondément puis entre dans la conversion du cœur.

Pour illustrer nos propos, la figure de Judas nous paraît opportune et assez illustrative. Après avoir trahi Jésus, Judas était-il encore capable d’être considéré comme un ami de Dieu ? Ce dernier pouvait-il encore lui pardonner un acte aussi ignoble et humiliant ? Si Judas ne s’était pas pendu, que deviendrait-il dans le cœur de Dieu et pour Dieu ? Des interrogations auxquelles nous répondrons en lien avec l’Extrême Miséricorde de Dieu.

Rendez-vous à Saint-Denis le dimanche 4 mars à 16h.