Covid-19 / Prière

Retrouvez ici différentes propositions de prière pour cette période difficile…

Prière à Notre-Dame de Forest
Tous les soirs à 18h30 avec communauté des Soeurs de Sainte-Ursule

Dieu Notre Père,
Seigneur et Maître de l’Univers,
Toujours attentif à la clameur de ceux qui t’invoquent,
Nous savons que tu restes proche de nous
dans les difficultés et les joies de notre vie quotidienne

C’est pourquoi, devant cette « Pandémie »
due au Coronavirus qui secoue notre monde
Nous recourons à toi avec foi, confiance dans l’espérance.

Nous demandons aujourd’hui par l’intercession de la Vierge Marie, Notre-Dame de Forest
la cessation de ce fléau pour que triomphe la foi sur la peur ;
la solidarité sur l’égoïsme et la Vie sur la mort.

Toi le Dieu de bonté et de tendresse qui élève les petits et les pauvres,
prends pitié de nous et de notre monde.

Amen !

Saint-Augustin, Saint Curé d’Ars, St Denis et St Pie X, priez pour nous !

 

D’autres prières…

Et tout s’est arrêté… (Pierre Alain LEJEUNE, prêtre à Bordeaux)

Ce monde lancé comme un bolide dans sa course folle, ce monde dont nous savions tous qu’il courait à sa perte mais dont personne ne trouvait le bouton « arrêt d’urgence », cette gigantesque machine a soudainement été stoppée net. À cause d’une toute petite bête, un tout petit parasite invisible à l’œil nu, un petit virus de rien du tout… Quelle ironie ! Et nous voilà contraints à ne plus bouger et à ne plus rien faire. Mais que va t-il se passer après ? Lorsque le monde va reprendre sa marche ; après, lorsque la vilaine petite bête aura été vaincue ? À quoi ressemblera notre vie après ?

Après ?
Nous souvenant de ce que nous aurons vécu dans ce long confinement, nous déciderons d’un jour dans la semaine où nous cesserons de travailler car nous aurons redécouvert comme il est bon de s’arrêter ; un long jour pour goûter le temps qui passe et les autres qui nous entourent.
Et nous appellerons cela le dimanche.

Après ?
Ceux qui habiteront sous le même toit, passeront au moins 3 soirées par semaine ensemble, à jouer, à parler, à prendre soin les uns des autres et aussi à téléphoner à papy qui vit seul de l’autre côté de la ville ou aux cousins qui sont loin.
Et nous appellerons cela la famille.

Après ?
Nous écrirons dans la Constitution qu’on ne peut pas tout acheter, qu’il faut faire la différence entre besoin et caprice, entre désir et convoitise ; qu’un arbre a besoin de temps pour pousser et que le temps qui prend son temps est une bonne chose. Que l’homme n’a jamais été et ne sera jamais tout-puissant et que cette limite, cette fragilité inscrite au fond de son être est une bénédiction puisqu’elle est la condition de possibilité de tout amour.
Et nous appellerons cela la sagesse.

Après ?
Nous applaudirons chaque jour, pas seulement le personnel médical à 20h mais aussi les éboueurs à 6h, les postiers à 7h, les boulangers à 8h, les chauffeurs de bus à 9h, les élus à 10h et ainsi de suite. Oui, j’ai bien écrit les élus, car dans cette longue traversée du désert, nous aurons redécouvert le sens du service de l’État, du dévouement et du Bien Commun. Nous applaudirons toutes celles et ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont au service de leur prochain.
Et nous appellerons cela la gratitude.

Après ?
Nous déciderons de ne plus nous énerver dans la file d’attente devant les magasins et de profiter de ce temps pour parler aux personnes qui comme nous, attendent leur tour. Parce que nous aurons redécouvert que le temps ne nous appartient pas ; que Celui qui nous l’a donné ne nous a rien fait payer et que décidément, non, le temps ce n’est pas de l’argent ! Le temps c’est un don à recevoir et chaque minute un cadeau à goûter.
Et nous appellerons cela la patience.

Après ?
Nous pourrons décider de transformer tous les groupes WhatsApp créés entre voisins pendant cette longue épreuve, en groupes réels, de dîners partagés, de nouvelles échangées, d’entraide pour aller faire les courses où amener les enfants à l’école.
Et nous appellerons cela la fraternité.

Après ?
Nous rirons en pensant à avant, lorsque nous étions tombés dans l’esclavage d’une machine financière que nous avions nous-mêmes créée, cette poigne despotique broyant des vies humaines et saccageant la planète. Après, nous remettrons l’homme au centre de tout parce qu’aucune vie ne mérite d’être sacrifiée au nom d’un système, quel qu’il soit.
Et nous appellerons cela la justice.

Après ?
Nous nous souviendrons que ce virus s’est transmis entre nous sans faire de distinction de couleur de peau, de culture, de niveau de revenu ou de religion. Simplement parce que nous appartenons tous à l’espèce humaine. Simplement parce que nous sommes humains. Et de cela nous aurons appris que si nous pouvons nous transmettre le pire, nous pouvons aussi nous transmettre le meilleur. Simplement parce que nous sommes humains.
Et nous appellerons cela l’humanité.

Après ?
Dans nos maisons, dans nos familles, il y aura de nombreuses chaises vides et nous pleurerons celles et ceux qui ne verront jamais cet après. Mais ce que nous aurons vécu aura été si douloureux et si intense à la fois que nous aurons découvert ce lien entre nous, cette communion plus forte que la distance géographique. Et nous saurons que ce lien qui se joue de l’espace, se joue aussi du temps ; que ce lien passe la mort. Et ce lien entre nous qui unit ce côté-ci et l’autre de la rue, ce côté-ci et l’autre de la mort, ce côté-ci et l’autre de la vie, nous l’appellerons Dieu.

Après ?
Après ce sera différent d’avant mais pour vivre cet après, il nous faut traverser le présent. Il nous faut consentir à cette autre mort qui se joue en nous, cette mort bien plus éprouvante que la mort physique. Car il n’y a pas de résurrection sans passion, pas de vie sans passer par la mort, pas de vraie paix sans avoir vaincu sa propre haine, ni de joie sans avoir traversé la tristesse. Et pour dire cela, pour dire cette lente transformation de nous qui s’accomplit au cœur de l’épreuve, cette longue gestation de nous-mêmes, pour dire cela, il n’existe pas de mot.

Pierre Alain LEJEUNE, prêtre à Bordeaux

Prière en ce temps d'épidémie

Prière de Sainte Claire d’Assise

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Va en paix, sans inquiétude, tu auras une bonne escorte.
Car Celui qui te créa t’a sanctifiée.
Car Celui qui te créa t’a envoyé l’Esprit-Saint.
Il a toujours veillé sur toi, comme une mère veille sur son petit enfant qu’elle aime.
Sois béni, ô Toi, Seigneur, Toi qui m’as créée.

Prière à saint Roch

Saint Roch,
Vous avez soigné avec tant de générosité,
de charité, les malades atteints de la peste.
Dieu vous a accordé plusieurs fois de guérir
par le signe de la Croix,
des malades considérés comme perdus.

Avec grande confiance, nous nous adressons
à vous et nous vous supplions :
Intercédez auprès du Seigneur,
Pour nous obtenir amélioration, guérison,
Si Dieu le permet, dans les maladies graves.

Préservez-nous des épidémies,
Secourez-nous dans les maladies du corps,
Mais aussi de l’âme.
Avec grande confiance, nous vous prions
De nous protéger de la foudre dans les orages.

Saint Roch, priez pour nous.
Amen.

Prière à saint Joseph (jeudi 19 mars 2020)

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Saint Joseph,
Homme juste par ta foi,
Tu as été trouvé digne
De recevoir la garde des mystères du Salut.

Toi qui as su prendre soin de la Vierge Marie,
Et écarté d’elle tout danger,
Tu t’es fait protecteur du Christ-Seigneur
Dans la vulnérabilité de son enfance.

Vivante image de la tendresse de Dieu,
Modèle d’époux et de père,
Tu es le gardien vigilant de l’Église,
Le soutien et le consolateur des familles.

Nous te le demandons avec confiance :
Daigne implorer pour nous la miséricorde de Dieu
en ce temps d’épidémie que nous connaissons,
Afin que le Seigneur écarte de nous le mal.

Intercède pour ceux qui sont morts,
Réconforte les malades,
Protège et inspire ceux qui les soignent.

Accorde-nous de demeurer dans la confiance et la paix
Et fais que nos cœurs ne se ferment pas aux besoins de nos frères,
Mais demeurent ouverts à la détresse des hommes
Dans un amour de plus en plus sincère et fraternel.

Saint Joseph, prie pour nous,
Garde-nous,
Protège-nous.

Amen.

Prière pour les plus fragiles

Dans une lettre du 16 mars 2020 adressée à tous les religieux et religieuses de France, la présidente de la Corref, sœur Véronique Margron, insiste sur la nécessite de la compassion et de la prière en ces temps incertains.

«Nous sommes en pleine tempête. Celle-ci est sournoise car invisible et tapie. Mais elle est bien réelle et pour beaucoup, en ce monde et dans notre pays elle les a déjà atteints de plein fouet, avec son cortège de douleurs et de questions». Par ces mots, la présidente de la Corref, la conférence des religieux et religieuses de France, sœur Véronique Margron s’est adressé dans une lettre à l’ensemble des communautés, lundi 16 mars.

L'hospitalité d'une foi incarnée
En cette période troublée, la Corref exhorte à pratiquer «l’hospitalité d’une foi incarnée», en portant dans sa prière l’hôpital le plus proche de sa communauté, l’ensemble des patients et des soignants; mais aussi en priant pour «les EHPAD de nos quartiers ou de nos maisons», de même que les équipes médicales et soignantes des prisons et des associations pour les plus pauvres.

Sœur Véronique Margron a rappelé par ailleurs qu’aucune célébration publique ne devait avoir lieu conformément aux directives de l’État, et que les célébrations liturgiques intracommunautaires devaient bien respecter le mètre de distance de sécurité.

Le retour d'une attention accrue aux fragiles
«Toutes ces contraintes pourraient nous sembler démesurées», évoque la religieuse, car «le printemps commence, la vie éclot de toutes ses couleurs et ses senteurs et nous émerveille une fois encore; mais voilà, nous combattons un ennemi invisible et chacun est, dans cette guerre et à sa modeste place, un soldat indispensable», a-t-elle assuré, précisant bien qu’il ne s’agissait pas de combattre l’expansion de ce virus «seulement pour nous-mêmes», mais bien «au nom de la fraternité, du souci d’autrui, des plus fragiles de nos sociétés».

Et la présidente des religieux et religieuses de France de rappeler combien «en temps ordinaire», nous plaçons déjà des personnes en quarantaine: «les malades, les migrants, les sans domiciles fixes, les pauvres et tant d’autres. «Parfois nous en faisons des boucs-émissaires. Notre histoire, y compris religieuse, en porte les stigmates, aujourd’hui toujours».

Se rapprocher de la vulnérabilité
Ainsi durant cette «quarantaine nécessaire», nous pourrions avoir la vertu spirituelle de nous rapprocher «par la foi et par le cœur de tous ces visages vulnérables, rejetés, laissés pour compte, et de tous les souffrants». L’hospitalité et la fraternité sont des vertus bibliques, rappelle-t-elle dans cette lettre.

Plus que cela, «notre tradition biblique nous apprend que les fléaux ne sont jamais loin. Elle nous raconte aussi que l’humain met du temps, 40 jours, 40 ans, pour trouver son chemin, changer sa vie, son cœur. C’est l’heure de s’ouvrir davantage, d’élargir l’espace de sa tente intérieure», en déduit-elle. L’Église ne doit donc interrompre sous aucun prétexte son soutien spirituel et humain, le service de l’Église aujourd’hui doit être celui de la compassion à quiconque en a besoin, en conclut la religieuse dominicaine.

https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2020-03/crise-sanitaire-les-religieux-de-france-appellent-a-prier-pour.print.html

Saint-Ignace et le coronavirus

Ignace coronavirus

Par le biais du P. Nikolaas Sintobin sj, jésuite flamand.

Chers habitants de la Terre,

Je vois que vous avez du mal à trouver la bonne attitude face au coronavirus. Ce n’est pas étonnant. Au cours des dernières décennies, la science a fait de tels progrès que vous en êtes venu à croire qu’une solution à chaque problème peut être trouvée en un rien de temps. Il devient maintenant évident dans le monde entier que c’est une illusion. Pour beaucoup d’entre vous, cela est assez déroutant.

J’ai été moi-même aux prises avec une maladie chronique pendant plus de trente ans. En tant que supérieur général de l’ordre des jésuites, j’ai été confronté à tous les problèmes possibles et imaginables, jour après jour, pendant quinze ans. J’aimerais vous donner quatre conseils pour traverser cette période difficile. Elles sont tirées de ma propre expérience.

À l’époque de ce coronavirus, obéissez aux médecins, aux scientifiques et aux autorités comme si c’était Dieu lui-même. Même si vous n’êtes pas d’accord avec leurs décisions ou si vous ne les comprenez pas bien, ayez l’humilité d’accepter qu’il vaut la peine de vous fier à leurs connaissances et leur expérience. Elle vous donnera bonne conscience et vous permettra d’apporter votre contribution à la solution de la crise.

Méfiez-vous de la peur. La peur ne vient jamais de Dieu et ne mène pas à Dieu. La peur vous suggère souvent toutes les raisons possibles pour lesquelles vous devriez être angoissés. En grande partie elles sont vraies. Seulement, il ne faut pas en avoir peur. Le Seigneur prend aussi soin de vous maintenant. Je le sais de source céleste bien informée. L’expérience a montré qu’Il écrit droit sur les lignes terrestres courbes. Osez croire en cela.

En temps de crise, la prière n’est pas moins, mais plus profitable. Accordez-vous le droit de vous abandonner à son amour. C’est le meilleur antidote contre la peur.

Enfin, n’oubliez pas de vivre et de profiter de la vie au milieu de tout ça. Quoi qu’il arrive, chaque seconde qui vous est offerte est un cadeau unique et précieux. Le coronavirus ne peut rien faire pour changer cela.

Uni à vous dans une prière incessante,

+ Ignace de Loyola,
14 mars 2020, heure de la Terre

https://www.jesuites.com/lettre-dignace-de-loyola-en-temps-de-coronavirus/

Psaumes 90 et 91

Seigneur, d’âge en âge
tu as été notre abri.
Avant que les montagnes naissant
et que tu enfantes la terre et le monde,
depuis toujours, pour toujours, tu es Dieu

Que la douceur du Seigneur notre Dieu soit sur nous !
Consolide pour nous l’oeuvre de nos mains.
(extrait du psaume 90)

Je le dis au Seigneur :
“Il est mon refuge, ma forteresse,
mon Dieu : sur lui je compte !”

De ses ailes il te fait un abri
et sous ses plumes tu te réfugies.
Sa fidélité est un bouclier et une armure.

Tu ne craindras ni la terreur de la nuit,
ni la flèche qui vole au grand jour,
ni la peste qui rôde dans l’ombre,
ni le fléau qui ravage en plein midi.Oui, Seigneur, c’est toi mon refuge !

S’il m’appelle, je lui répondrai,
je serai avec lui sans la détresse,
je le délivrerai et le glorifierai,
je le comblerai de longs jours
et je lui manifesterai mon salut.
(extrait du psaume 91)