Cardinal Jozef De Kesel: « Dieu fit faire un détour à son peuple »

Il y a un an, la pandémie débutait dans nos régions. Au même moment, le cardinal Jozef De Kesel est tombé gravement malade. Dans la nouvelle édition de Pastoralia, le bimestriel de l’archevêché de Malines-Bruxelles, le cardinal témoigne très ouvertement comment il a vécu cette double épreuve. Et comment il s’est fortement attaché à la Prière des Heures, avec les psaumes et les passages de l’Ecriture sainte.

Le Cardinal De Kesel: « Celui qui se voit confronté à une crise ou qui est gravement éprouvé, souhaite en connaître la fin le plus rapidement possible. Voilà bien une réaction normale. Cela dit, j’ai toujours été fasciné par une petite phrase du Livre de l’Exode, au chapitre 13. On y décrit le Peuple de Dieu prêt à quitter l’Egypte, en route vers la Terre promise. Cela n’aurait en soi aucun sens de faire pendant quarante ans un large détour par le désert ! De fait, on peut rejoindre cette Terre en allant tout droit vers le nord : voilà un chemin bien plus court. Mais le Seigneur se fait du souci… car sur cette voie rapide, on rencontrera les Philistins, au risque de ne pas survivre à cette confrontation. De peur, le Peuple élu risque de vouloir faire demi-tour vite fait bien fait.  Alors surgit cette petite phrase tout à fait surprenante : ‘Dieu fit donc faire au peuple un détour par le désert (Ex 13,17).

On dit d’une épreuve qu’elle doit être supportée. Qu’on doit la traverser. Cela demande du temps.

Bien évidemment, on veut aussi vite que possible retourner à l’ordre du jour habituel, pour mettre en œuvre ce qu’on était habitué à faire. Mais le détour, avec toute la patience qu’il requiert, aidera à redécouvrir ce qui risquait d’être oublié par les habitudes et la routine du quotidien. C’est ce qui m’est arrivé. Au fil de l’épreuve, très concrètement, je me suis fortement attaché à la Prière des Heures, avec les psaumes et les passages de l’Écriture sainte. J’aimerais vous partager cette expérience. »

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