Covid-19 / Prière

Retrouvez ici différentes propositions de prière pour cette période difficile…

Prière à Notre-Dame de Forest

Dieu Notre Père,
Seigneur et Maître de l’Univers,
Toujours attentif à la clameur de ceux qui t’invoquent,
Nous savons que tu restes proche de nous
dans les difficultés et les joies de notre vie quotidienne

C’est pourquoi, devant cette « Pandémie »
due au Coronavirus qui secoue notre monde
Nous recourons à toi avec foi, confiance dans l’espérance.

Nous demandons aujourd’hui par l’intercession de la Vierge Marie, Notre-Dame de Forest
la cessation de ce fléau pour que triomphe la foi sur la peur ;
la solidarité sur l’égoïsme et la Vie sur la mort.

Toi le Dieu de bonté et de tendresse qui élève les petits et les pauvres,
prends pitié de nous et de notre monde.

Amen !

Saint-Augustin, Saint Curé d’Ars, St Denis et St Pie X, priez pour nous !

 

Dernières prières de l’abbé J. D’Hooghe pour le temps pascal

Vendredi 29 mai

Les passages d’Evangile que la liturgie nous propose pour ces deux derniers jours avant la fête de la  Pentecôte,  veulent souligner des attitudes de chrétiens.

« Quand ils eurent mangé ». Il ne s’agit plus de Dernière Cène, comme depuis de nombreux jours, mais d’un repas après la pêche miraculeuse où les apôtres prient après la Résurrection,dans leurs filets 153 gros poissons après qu’ils n’eurent rien pris durant toute la nuit.

« Jésus dit à Simon Pierre ». C’est un dialogue en tête à tête (Jean marche derrière eux verset 20). Seigneur, tu nous parles, tu nous appelles chacun séparément, parce que tu nous aimes personnellement, parce que tu as nous dire quelque chose en particulier, dans un cœur à cœur  et que tu nous donnes, à chacun une mission qui nous est propre.

Il y a trois aspects à ce dialogue :

  • Le rappel du reniement de Pierre lors de la Passion. Jésus pose trois fois la question à Pierre : «Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ?». Seigneur, Jésus ne reproche pas à Pierre son triple reniement, ni même de lui en demander pardon. À la limite, on pourrait dire, que pour son triple reniement, il attend un triple engagement dans l’avenir de sa vie. Ne pourrait-on pas, lorsque nous recevons le sacrement de la Réconciliation, que nous demandons pardon du passé et nous nous engagions pour le futur.
  • A la triple réponse de Pierre, à son triple engagement d’amour, Jésus lui répète trois fois s a mission : « Sois le berger de mes agneaux » « Sois le pasteur de mes brebis » « Sois le berger de mes brebis ». Malgré son triple reniement, à cause de son triple d’engagement d’amour, Jésus confirme la mission qu’il avait donnée à Pierre. « Et bien ! moi je te dis Tu es pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise » (Matthieu chap. 16 verset 18.) Seigneur, tu sais tout, tu sais que je t’aime, garde moi dans cet amour pour toi et pour les autres.
  • Il y a aussi l’annonce du témoignage que Pierre donnera dans son martyr : « Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voulais pas aller.

Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu ». Seigneur que l’Esprit qui vient nous aide à t’être fidèle tout au long de notre vie future, sur cette terre, telle qu’elle sera.

Jeudi 28 mai

« Père saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi ».C’est toujours une partie de la grande prière que Jésus adresse à son Père le soir du Jeudi Saint. Il avait partagé la Cène avec ses apôtres, leur avait partagé du pain qui était «son Corps » et une coupe dans laquelle il y avait « son sang qui va être répandu pour une multitude ». (Marc chap. 14, verset 23 et 24). Seigneur, dans ce grand moment, Jésus ne prie pas seulement pour ses apôtres, mais il prie aussi pour nous. Lisant régulièrement l’Evangile, nous sommes de ceux qui croient en Toi, « grâce à leur parole ». Jésus prie pour chacun de nous.

Ta Prière, Jésus, est afin qu’il y ait l’unité : « Que tous soient un … Qu’ils soient un en nous, eux aussi pour que le monde croie que tu m’as envoyé ». Seigneur, ton Fils nous a donné ce commandement nouveau : « vous aimez les uns les autres comme je vous ai aimés ». Dans prière pour nous il dit : « Qu’ils deviennent parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimé, comme tu m’as aimé ». Le jour de la Pentecôte (dans quelques jours), l’Esprit-Saint fera l’unité entre tous les hommes en commençant par « les Juifs religieux, venant de toutes les nations sous le ciel » qui résidaient à Jérusalem et qui s’étonnaient : « Comment se fait-il que chacun de nous les entendent dans son propre dialecte, sa langue maternelle ? ». Seigneur, fais-nous entendre la parole à chacun « chacun dans propre dialecte ». Il n’y pas une seule façon de prier, mais prier c’est à aller vers toi, vivre un moment spécialement consacré à ta présence, c’est faire du temps pour toi à la suite de Jésus tels que nous sommes, différents les uns des autres, mais ayant tous reçu ta parole transmise par les apôtres que tu avais choisis Ouvre nos cœurs pou, par notre vie soit un vrai témoignage pour le monde.

« Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître encore, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux ». Seigneur, fais-nous connaître ton « nom », que tu es, Père, plein d’amour et de vie nouvelle alors « l’amour dont tu m’as aimé soit en eux (en nous) et que moi aussi, je sois en eux ».

Mercredi 27 mai

« Je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au mondede même que moi je n’appartiens pas au monde ». Saint Jean emploie le mot  « monde » pour désigner ce qui est mal. Jésus et les apôtres ont vécu comme juifs. Ils étaient fidèles à la Loi de Moïse (« avant que ne passent le ciel et la terre, pas un i, pas un point sur l’i, ne passera de la Loi que tout soit réalisé » Matthieu chap. 5, verset1- 18). Mais ils étaient opposés à toutes les contraintes législatives (cfr Marc chap. 7 versets 3 et 4) que les scribes et les pharisiens imposaient (« Ils lient de pesant fardeaux et les imposent aux gens, mais eux-mêmes se refusent à les remuer d’un doigt » Matthieu chap. 23, verset 4). Seigneur, lors de ses adieux à ses disciples, le soir du Jeudi Saint, Jésus a dit : « Je vous donne un  commandement nouveau : vous aimez les uns les autres » Jean chap. 13, verset 34)

Seigneur, ta parole, ce sont les commandements et spécialement celui de l’amour. Aide-nous à les observer et à en vivre.

« Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais. Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde ».

Le « monde » aujourd’hui est souvent le « chacun pour soi ». Seigneur change notre cœur. Que l’Esprit de Pentecôte nous ouvre aux autres, que l’Eglise que nous formons ensemble garde nos cœurs ouverts.

Même si l’époque a changé, même si l’Eglise n’est plus la petite communauté du début, n’oublions pas l’exemple de la première communauté chrétienne : « La multitude des croyants n’avait qu’un cœur et qu’une âme. Nul ne disait sien ce qui lui appartenait, mais entre eux tout était commun »  Actes des Apôtres chap.4, verset 32.

Seigneur, si cela n’est plus possible maintenant (les temps ont changé), ne fermons pas notre cœur aux appels et aux aides qui nous sont demandés ici et ailleurs.

Mardi 26 mai

Avec l’Evangile que la liturgie nous propose  aujourd’hui, je pourrais nourrir ma prière plusieurs jours. Des mots comme « l’heure », « Glorifie», « vie éternelle », … sont spirituellement tellement riches et ouvrent une relation que nous avons avec le Père et le Fils. Alors je me limite à une autre idée.

« J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole ».

Seigneur, jamais je m’étais arrêté à cette phrase et aujourd’hui, elle m’inspire. J’y découvre une nouvelle relation avec Toi et avec Jésus ton Fils.

Dieu notre Père, nous sommes tes enfants. Lors de la création, Toi le créateur de tout, quand tu as créé l’homme, tu as dit : «Faisons à notre image, comme notre ressemblance » (Genèse chap. 1, verset 26) et nous sommes tellement « à ton image et à ta ressemblance » que, comme un Père vis-à-vis de son enfant, tu nous as confié toute ta création.

Pendant des siècles, tu as été son Dieu, le guidant, le protégeant. Mais tu as voulu aller plus loin. Tu nous as envoyé ton Fils pour que,  comme le Bon Pasteur, il nous guide.

Jésus, durant ta vie publique, par tes actes et tes paroles, tu à rappeler que tu étais NOTRE PÈRE. « Je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé » 

Parce que nous avons accueilli la parole de Jésus, comme parole de ton Père, nous sommes vraiment des enfants de ton Père : « comme tu (le Père)  lui (Jésus, Dieu le Fils, fait homme) as donné pouvoir sur tout être de chair (songeons aux miracles de Jésus), il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés ».

Seigneur Jésus, vivant pleinement la volonté du Père, par ta Passion, ta Mort et ta RESURRECTION (victoire sur la vie temporelle sur cette terre) tu nous as rappelé que nous sommes créés à l’image et à la ressemblance du Père, partageant sa VIE ETERNELLE

Dimanche 24 mai

Je vous propose deux parties dans la prière d’aujourd’hui

En partant de la première lecture : Actes des Apôtres chap. 1, versets 12 à 14

« Ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient habituellement : c’était…

Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec  des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères »

Seigneur, après l’Ascension, les Apôtres, avec Marie et quelques-uns, vivent dans le confinement. Je pense que l’on peut supposer, que c’est là aussi que les apôtres étaient réunis « les portes étant verrouillées » le soir de la Résurrection, sans Thomas, et huit jours plus tard avec Thomas. Ils connaissent eux aussi, même si pour eux c’était volontaire (« par peur des Juifs »)

  • Seigneur, ce moment de confinement que nous avons connu et qui s’allège petit-à-petit, les apôtres avec Marie et quelques autres l’ont aussi vécu. Ils avaient « peur des Juifs » et nous par peur du Coronavirus. Seigneur, reste avec nous dans nos peurs, fais que nous gardions confiance et nous protégions … le dé confinement viendra (pour les apôtres, le jour de la Pentecôte) Pour nous que ce soit dans la confiance, la fraternité et la prière (communion avec Toi)
  • « Tous, d’un même cœur ». Seigneur, nous te demandons que le confinement ne nous « isole » pas, mais garde vivante et rend  plus forte notre unité et notre ouverture à tous les hommes


En partant de l’Evangile
 ; Jean chap. 17, versets 1b à 11à

  • « L’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie ». « L’heure » de Jésus, c’est le moment de son Passage (Passion, Mort, Résurrection et Ascension). Seigneur, nous chantons ta Gloire. Non pas une gloire trop souvent recherchée dans le monde, basée sur ses   « grandeurs et honneurs », mais sur Toi et sur les autres, non sur la « vérité du monde », mais sur ta « vérité » que Jésus nous a révélée.
  • « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu et celui que tu as envoyé, Jésus Christ ». Seigneur, fais-nous « naître avec » (connaître) qui tu es et Jésus que tu nous as envoyé pour que soyons tes enfants.
  • « Le seul vrai Dieu ».  Soyons tous témoins et missionnaires. Seigneur, que tous les hommes te cherchent, même s’ils te cherchent par des chemins sont différents
Samedi 23 mai

« Je vous ai parlé en images. L’heure vient où je parlerai sans images ». Saint Jean, contrairement aux autres Evangélistes, utilise le mot « signe » pour parler des miracles (« Jésus a fait encore beaucoup de signes, qui ne sont écrits dans ce livre. » (Jean, chap.20, verset 30)).

« Je suis sorti du Père, et je suis venu ans le monde ». Jésus est le Fils de Dieu fait homme, Il a partagé notre humanité. Les signes qu’il accomplissait, avaient comme but de réaliser non pas une action humaine, mais de révéler une réalité nouvelle .Relisons le chapitre 6 de son Evangile avec la multiplication des pains  et de poissons et le long discours sur le pain de vie.  « En vérité, en vérité, je vous le dis, vous me chercher, non parce que vous avez vus des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et avez été rassasiés » verset 26. La foule n’a pas compris, et à la fin du chapitre, Jean écrit : « Dès lors, beaucoup de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui » verset 66. Ils n’avaient pas compris  le signe.

Seigneur, comme les apôtres nous voulons te suivre et dans le pain et vin consacrés à la messe, nous voyons ta présence réelle, ta présence et ta vie donnée pour que nous partagions la Vie avec ton Père et notre Père.

« Maintenant, je quitte le monde, et je pars vers le Père ». Seigneur, ta présence, aujourd’hui, n’est plus des paroles et des actes humains, mais croyons que tu agis dans le monde par tes témoins auxquels tu enverras l’Esprit-Saint.

Dans cette réflexion que je vous propose aujourd’hui, je n’ai pas abordé le thème de la prière qui aurait été important : « ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera ». Notre prière doit s’adresser au Père, comme toutes les prières de la messe qui s’adressent à Dieu, notre Père et se terminent par : « par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles (fin de la prière d’ouverture de la messe de ce 23 mai)

« Ce jour-là, vous demanderez en mon nom : or je ne vous dis pas que moi, je prierai le Père pour vous, car  le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé et vous avez cru que c’est de Dieu que je suis sorti ».

 

D’autres prières…

Prière en ce temps d'épidémie

Prière de Sainte Claire d’Assise

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Va en paix, sans inquiétude, tu auras une bonne escorte.
Car Celui qui te créa t’a sanctifiée.
Car Celui qui te créa t’a envoyé l’Esprit-Saint.
Il a toujours veillé sur toi, comme une mère veille sur son petit enfant qu’elle aime.
Sois béni, ô Toi, Seigneur, Toi qui m’as créée.

Prière à saint Roch

Saint Roch,
Vous avez soigné avec tant de générosité,
de charité, les malades atteints de la peste.
Dieu vous a accordé plusieurs fois de guérir
par le signe de la Croix,
des malades considérés comme perdus.

Avec grande confiance, nous nous adressons
à vous et nous vous supplions :
Intercédez auprès du Seigneur,
Pour nous obtenir amélioration, guérison,
Si Dieu le permet, dans les maladies graves.

Préservez-nous des épidémies,
Secourez-nous dans les maladies du corps,
Mais aussi de l’âme.
Avec grande confiance, nous vous prions
De nous protéger de la foudre dans les orages.

Saint Roch, priez pour nous.
Amen.

Prière à saint Joseph (jeudi 19 mars 2020)

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Saint Joseph,
Homme juste par ta foi,
Tu as été trouvé digne
De recevoir la garde des mystères du Salut.

Toi qui as su prendre soin de la Vierge Marie,
Et écarté d’elle tout danger,
Tu t’es fait protecteur du Christ-Seigneur
Dans la vulnérabilité de son enfance.

Vivante image de la tendresse de Dieu,
Modèle d’époux et de père,
Tu es le gardien vigilant de l’Église,
Le soutien et le consolateur des familles.

Nous te le demandons avec confiance :
Daigne implorer pour nous la miséricorde de Dieu
en ce temps d’épidémie que nous connaissons,
Afin que le Seigneur écarte de nous le mal.

Intercède pour ceux qui sont morts,
Réconforte les malades,
Protège et inspire ceux qui les soignent.

Accorde-nous de demeurer dans la confiance et la paix
Et fais que nos cœurs ne se ferment pas aux besoins de nos frères,
Mais demeurent ouverts à la détresse des hommes
Dans un amour de plus en plus sincère et fraternel.

Saint Joseph, prie pour nous,
Garde-nous,
Protège-nous.

Amen.

Prière pour les plus fragiles

Dans une lettre du 16 mars 2020 adressée à tous les religieux et religieuses de France, la présidente de la Corref, sœur Véronique Margron, insiste sur la nécessite de la compassion et de la prière en ces temps incertains.

«Nous sommes en pleine tempête. Celle-ci est sournoise car invisible et tapie. Mais elle est bien réelle et pour beaucoup, en ce monde et dans notre pays elle les a déjà atteints de plein fouet, avec son cortège de douleurs et de questions». Par ces mots, la présidente de la Corref, la conférence des religieux et religieuses de France, sœur Véronique Margron s’est adressé dans une lettre à l’ensemble des communautés, lundi 16 mars.

L'hospitalité d'une foi incarnée
En cette période troublée, la Corref exhorte à pratiquer «l’hospitalité d’une foi incarnée», en portant dans sa prière l’hôpital le plus proche de sa communauté, l’ensemble des patients et des soignants; mais aussi en priant pour «les EHPAD de nos quartiers ou de nos maisons», de même que les équipes médicales et soignantes des prisons et des associations pour les plus pauvres.

Sœur Véronique Margron a rappelé par ailleurs qu’aucune célébration publique ne devait avoir lieu conformément aux directives de l’État, et que les célébrations liturgiques intracommunautaires devaient bien respecter le mètre de distance de sécurité.

Le retour d'une attention accrue aux fragiles
«Toutes ces contraintes pourraient nous sembler démesurées», évoque la religieuse, car «le printemps commence, la vie éclot de toutes ses couleurs et ses senteurs et nous émerveille une fois encore; mais voilà, nous combattons un ennemi invisible et chacun est, dans cette guerre et à sa modeste place, un soldat indispensable», a-t-elle assuré, précisant bien qu’il ne s’agissait pas de combattre l’expansion de ce virus «seulement pour nous-mêmes», mais bien «au nom de la fraternité, du souci d’autrui, des plus fragiles de nos sociétés».

Et la présidente des religieux et religieuses de France de rappeler combien «en temps ordinaire», nous plaçons déjà des personnes en quarantaine: «les malades, les migrants, les sans domiciles fixes, les pauvres et tant d’autres. «Parfois nous en faisons des boucs-émissaires. Notre histoire, y compris religieuse, en porte les stigmates, aujourd’hui toujours».

Se rapprocher de la vulnérabilité
Ainsi durant cette «quarantaine nécessaire», nous pourrions avoir la vertu spirituelle de nous rapprocher «par la foi et par le cœur de tous ces visages vulnérables, rejetés, laissés pour compte, et de tous les souffrants». L’hospitalité et la fraternité sont des vertus bibliques, rappelle-t-elle dans cette lettre.

Plus que cela, «notre tradition biblique nous apprend que les fléaux ne sont jamais loin. Elle nous raconte aussi que l’humain met du temps, 40 jours, 40 ans, pour trouver son chemin, changer sa vie, son cœur. C’est l’heure de s’ouvrir davantage, d’élargir l’espace de sa tente intérieure», en déduit-elle. L’Église ne doit donc interrompre sous aucun prétexte son soutien spirituel et humain, le service de l’Église aujourd’hui doit être celui de la compassion à quiconque en a besoin, en conclut la religieuse dominicaine.

https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2020-03/crise-sanitaire-les-religieux-de-france-appellent-a-prier-pour.print.html

Saint-Ignace et le coronavirus

Ignace coronavirus

Par le biais du P. Nikolaas Sintobin sj, jésuite flamand.

Chers habitants de la Terre,

Je vois que vous avez du mal à trouver la bonne attitude face au coronavirus. Ce n’est pas étonnant. Au cours des dernières décennies, la science a fait de tels progrès que vous en êtes venu à croire qu’une solution à chaque problème peut être trouvée en un rien de temps. Il devient maintenant évident dans le monde entier que c’est une illusion. Pour beaucoup d’entre vous, cela est assez déroutant.

J’ai été moi-même aux prises avec une maladie chronique pendant plus de trente ans. En tant que supérieur général de l’ordre des jésuites, j’ai été confronté à tous les problèmes possibles et imaginables, jour après jour, pendant quinze ans. J’aimerais vous donner quatre conseils pour traverser cette période difficile. Elles sont tirées de ma propre expérience.

À l’époque de ce coronavirus, obéissez aux médecins, aux scientifiques et aux autorités comme si c’était Dieu lui-même. Même si vous n’êtes pas d’accord avec leurs décisions ou si vous ne les comprenez pas bien, ayez l’humilité d’accepter qu’il vaut la peine de vous fier à leurs connaissances et leur expérience. Elle vous donnera bonne conscience et vous permettra d’apporter votre contribution à la solution de la crise.

Méfiez-vous de la peur. La peur ne vient jamais de Dieu et ne mène pas à Dieu. La peur vous suggère souvent toutes les raisons possibles pour lesquelles vous devriez être angoissés. En grande partie elles sont vraies. Seulement, il ne faut pas en avoir peur. Le Seigneur prend aussi soin de vous maintenant. Je le sais de source céleste bien informée. L’expérience a montré qu’Il écrit droit sur les lignes terrestres courbes. Osez croire en cela.

En temps de crise, la prière n’est pas moins, mais plus profitable. Accordez-vous le droit de vous abandonner à son amour. C’est le meilleur antidote contre la peur.

Enfin, n’oubliez pas de vivre et de profiter de la vie au milieu de tout ça. Quoi qu’il arrive, chaque seconde qui vous est offerte est un cadeau unique et précieux. Le coronavirus ne peut rien faire pour changer cela.

Uni à vous dans une prière incessante,

+ Ignace de Loyola,
14 mars 2020, heure de la Terre

https://www.jesuites.com/lettre-dignace-de-loyola-en-temps-de-coronavirus/

Psaumes 90 et 91

Seigneur, d’âge en âge
tu as été notre abri.
Avant que les montagnes naissant
et que tu enfantes la terre et le monde,
depuis toujours, pour toujours, tu es Dieu

Que la douceur du Seigneur notre Dieu soit sur nous !
Consolide pour nous l’oeuvre de nos mains.
(extrait du psaume 90)

Je le dis au Seigneur :
“Il est mon refuge, ma forteresse,
mon Dieu : sur lui je compte !”

De ses ailes il te fait un abri
et sous ses plumes tu te réfugies.
Sa fidélité est un bouclier et une armure.

Tu ne craindras ni la terreur de la nuit,
ni la flèche qui vole au grand jour,
ni la peste qui rôde dans l’ombre,
ni le fléau qui ravage en plein midi.Oui, Seigneur, c’est toi mon refuge !

S’il m’appelle, je lui répondrai,
je serai avec lui sans la détresse,
je le délivrerai et le glorifierai,
je le comblerai de longs jours
et je lui manifesterai mon salut.
(extrait du psaume 91)