La part du pauvre …

 

En préparation de la quatrième journée mondiale des pauvres, célébrée ce dimanche 15 novembre, le Pape François écrit : « La communauté chrétienne est appelée à s’impliquer dans l’expérience du partage, sachant qu’il ne lui est pas permis de la déléguer à qui que ce soit. Et pour être un soutien aux pauvres, il est fondamental de vivre personnellement la pauvreté évangélique.

Nous ne pouvons pas nous sentir « bien » quand un membre de la famille humaine est relégué dans les coulisses et devient une ombre. Le cri silencieux des nombreux pauvres doit trouver le peuple de Dieu en première ligne, toujours et partout, afin de leur donner une voix, de les défendre et de se solidariser avec eux devant tant d’hypocrisie et devant tant de promesses non tenues, pour les inviter à participer à la vie de la communauté. »[1]

 En réfléchissant un peu au contenu de ces quelques lignes, je m’interroge : « quelle est la part du pauvre dans ma vie ? »

Et encore : il y va fort François, quand il affirme que pour être un soutien aux pauvres, il est fondamental de vivre personnellement la pauvreté évangélique.

Vivre personnellement la pauvreté évangélique…

Dans son livre « Vivre en disciple – Le prix de la Grâce » le théologien allemand Dietrich BONHOEFFER croit que la première béatitude « Heureux vous les pauvres » s’adresseaux disciplesde Jésus « les plus pauvres des pauvres, les plus combattus de ceux que l’on combat, les plus affamés des affamés. Ils n’ont que lui et avec lui, ils n’ont rien, strictement rien dans le monde, mais ils ont tout, tout auprès de Dieu. »[2]

Où en est mon appartenance à ce peuple de pauvres ?

Mettre mes pas dans ceux des disciples   pour partager leur joie de n’avoir que lui …

Oser faire – un peu – l’expérience du manque, de la fragilité, de l’exclusion parfois parce qu’attaché à sa Parole.

Et puis vivre l’expérience de la fraternité avec celle qui me tend la main au sortir du métro, me sentir proche de celui qui m’importune avec l’histoire de ses échecs, de ses désamours,de ses prétendues tentatives pour aller mieux …

Laisser ces propos douloureux, ces visages blessés,ces corps tordus pénétrer jusqu’au meilleur de moi-même.

Ainsi en partage,quelques questions,quelques espérances qui m’habitent .

 

Les Evêques de chez nous ont décidé de mobiliser toutes communautés chrétiennes francophones autour de la Journée Mondiale des Pauvres de ce 15 novembre.

L’impossibilité de nous rassembler pour la messe du dimanche ne peut pas nous empêcher de vivre la dimension « service et partage » de l’Eucharistie.

Concrètement, il nous est demandé de soutenir les initiatives portées par « Entraide et Fraternité » auprès des communautés pauvres des pays du Sud.

Comment :

  • Faire un don par virement bancaire sur le compte BE68 0000 0000 3434 de

« Entraide et Fraternité » avec en communication : 6630[3]

  • Faire un don en ligne sur le site be/don[4]

 

« Un pauvre a crié … Dieu l’entend et le sauve » chante le psaume 33

 

Aujourd’hui, l’oreille de Dieu c’est la tienne, c’est la nôtre, laisses-y retentir le cri du pauvre …

Qu’il te pénètre jusqu’au secret de ton cœur !

Laisse Dieu avoir besoin de toi pour venir au secours de ton frère.

 

Jean Spronck

20.11.13

 

[1] Pape François.  15.11.20Message pour la quatrième journée mondiale des pauvres. 4°§. 

[2] Dietrich BONHOEFFER  in “ Vivre en Disciple “p.83  – Labor et Fides  mai 2009

[3] Pour rappel, tout don égal ou supérieur à 40 € effectué avant le 31.12.20 bénéficie cette année d’une exonération fiscale pour 60 % du montant offert.

[4] Idem