« S’il meurt, le grain de blé porte beaucoup de fruit »

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Le rejet et la mort se profilent.

 Jésus, est bouleversé mais en bon pédagogue, il nous invite à prendre le risque de perdre une vie repliée sur elle-même. Ce détachement est rude mais c’est lui qui ouvre à de nouveaux liens, une mort a quelque chose qui va se transformer en Vie pour l’humanité tout entière.

« S’il meurt, le grain de blé porte beaucoup de fruit »

 Les cultivateurs et les jardinières savent d’instinct que c’est le mariage entre la graine et la terre qui produit la vie. C’est le dépôt dans le sol du simple grain de blé qui, mourant petit à petit dans le sein de la terre, se met à revivre en de multiples nouveaux grains. Et la joie éclate au cœur des semeurs quand ils voient de beaux épis se balancer sous la brise et briller à la lumière dorée du soleil. Une fois de plus, le miracle s’est accompli.

Que de fois, dans nos vies, ne sommes-nous pas confrontés à des petites morts ? Prenons seulement ce que chacun-e de nous vit présentement. Nous prions et crions d’être délivrés de cette heure ! Mais, nous réalisons souvent, après coup, que, comme on dit, «c’était un mal pour un bien»!

Comme le grain de blé, nous avons été plantés dans la terre de la souffrance, de l’épreuve, et nous en sommes sortis grandis, revivifiés, fortifiés.

Comme Marie, enceinte, qui gardait tout dans son cœur et le méditait, le carême doit être pour nous aussi un temps de réflexion, de prière et d’accueil d’une Vie nouvelle en Jésus Ressuscité.

Françoise Lequarré